

03/04
Tu habites Mons, Cuesmes, Jemappes, Frameries ou n'importe où dans le Borinage.
Tes mardis soir se ressemblent tous et tu veux casser ça.
Tu as toujours voulu savoir danser en soirée au lieu de rester au bar.
Tu veux rencontrer du monde — pas Tinder, juste des gens cools.
Tu sors d'une période creuse et tu veux te remettre en mouvement.
T'as pas de partenaire de danse et ça t'a toujours bloqué.
Tu veux devenir champion du monde en 3 mois.
Tu penses qu'il faut savoir danser avant de venir apprendre.
Tu veux apprendre seul·e devant ton miroir sans jamais toucher personne.
T'attends d'avoir "plus de temps" pour commencer (spoiler : t'en auras jamais).

Pas dix figures que tu vas oublier dans la voiture. Deux ou trois pas que tu peux refaire le soir même devant ton miroir, ou en soirée samedi prochain. Jacques enseigne pour que ça reste — pas pour faire un show pendant le cours.

Ici personne se connaît au début. Tout le monde galère un peu, tout le monde rigole, tout le monde repart en parlant à quelqu'un qu'il/elle connaissait pas en arrivant. C'est la moitié de la raison pour laquelle les gens reviennent.

Pas de courbatures de salle de gym. Juste le plaisir de bouger sur une musique qui te porte, de sentir ton corps suivre le rythme, et de ressortir avec le sourire collé au visage et l'impression d'avoir vécu un truc. Les Montois font 40 minutes de route pour aller à Bruxelles ou Lille apprendre la bachata. Ici, c'est à 10 minutes de chez toi.
« J'avais peur d'être nul, j'étais nul, j'ai rigolé toute l'heure. »
« Je suis venue toute seule de Quaregnon, je suis ressortie avec 4 numéros et un cours hebdo en plus. »
« J'ai 47 ans, je pensais être la doyenne, on était trois dans la même tranche. »
« Mes mardis depuis 3 mois, c'est devenu sacré. »
« Mon mec voulait pas venir, maintenant c'est lui qui me rappelle qu'on a cours. »
« J'ai rien retenu du premier cours, j'ai retenu que je voulais revenir. »
« 10 min de chez moi à Hyon, j'aurais jamais cru trouver ça à Mons. »
« Le prof il prend le temps. C'est ça que j'ai pas trouvé ailleurs. »
« Première fois de ma vie que je tiens une activité au-delà de février. »
« Je suis venue pour danser, je reste pour les gens. »
C'est la phrase qu'on entend chaque semaine. Personne dans la salle n'a commencé en sachant. Le mardi soir, t'es entouré·e de gens qui galèrent autant que toi — c'est ça qui fait qu'on rigole et qu'on revient.
On tourne. Toutes les 5 minutes tout le monde change de partenaire. Tu ne danses jamais 1h avec la même personne. Beaucoup viennent seul·es — c'est même la majorité.
La moyenne d'âge ici tourne autour de 30-45 ans. Tu vas être pile dans la tranche. Et ceux qui ont 25 ou 55 ans, on s'en rend même pas compte — quand tu danses, l'âge ça disparaît.
Jacques cadre tout. Le respect, la distance, le consentement — c'est posé dès le premier cours. Personne ne te touchera autrement que ce qui est nécessaire pour le pas. Et si tu préfères ne danser qu'avec ton/ta partenaire, c'est aussi possible.

Plus de 12 ans qu'il enseigne la danse latine. Bachata, Kizomba Fusion, c'est son territoire.
Ce qui le rend différent : il enseigne pas pour briller, il enseigne pour que toi, tu progresses. Sa quête, c'est voir le sourire sur le visage de quelqu'un qui se croyait incapable et qui réussit son premier pas.
« Transmettre la joie de vivre par la danse, et permettre aux gens de s'évader. C'est ça que je viens chercher chaque mardi. »
Pas de jugement. Pas de pression. Juste de la transmission, du rythme, et l'envie partagée que tu ressortes content·e.



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